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Glacial

Émilie Franceschin

Glacial

Performance

Émilie Franceschin (Toulouse) sera en résidence "accueillie" du 27 mars au 2 avril. Sortie de résidence le 1 avril à 18h.

Ce projet de résidence fait écho à une série de dessins réalisés en janvier 2017 sous ce titre général Glacial : http://emiliefranceschin.tumblr.com/post/156079941304
dont certains seront visibles le jour de la sortie de résidence samedi 1 avril à 18h dans le Bus espace culture mobile présent ce jour là. Cette série est une amorce de recherches pour cette résidence. Cette fois ci, les dessins précèdent mon travail de création de performances et deviennent un point de départ et d’ancrage. Par ailleurs, la thématique Glacial s’abordera sous les divers aspects sous lesquels on peut l’appréhender et le ressentir. De même, le contexte « d’isolement » et de pleine nature contribuent à de nouvelles expérimentations qui seront développées dans cette résidence et ponctuées par une performance.

Le Bus - espace culturel mobile sera présent, à Sainte-Croix-Volvestre durant la semaine de résidence puis le 1 et 2 avril aux Bazis, afin de présenter les travaux vidéo d’Émilie Franceschin et d’autres artistes.

Mieux vaut chanter faux que tomber vers les hauteurs.
La performance, habituellement, soumet le corps de l’artiste à un protocole de contrainte : c’est lui qui donne support à la performance, qui affecte le corps, le transforme, voire le blesse. Emilie Franceschin au contraire inquiète l’action de la performance, l’action de performer. Son travail se joue dans un renversement du point de vue, bascule celui-ci en son contraire : ramper à reculons un escalier, observer d’en bas un sac de chaussures à talon se vider du premier étage, produire l’image d’un corps allongé par la station verticale. Il donne à chaque moment son contraire, à toute détermination sa négation. Une chute est une ascension négative : les performances d’Emilie Franceschin sont des moments d’abstraction kantiens, l’instauration de la privation comme positif du monde. ! Ses dessins, vidéos ou photographies créent, eux aussi, un déplacement de perspective ou encore une indifférenciation entre le haut et le bas, le glorieux et l’infâme, l’attirance et la répulsion, la contrainte et le désir.
Ana Samardzija, 2012

Partenaires : Les Bazis, Le Bus - espace culturel mobile / Association Autres directions, DRAC Occitanie

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